La fin du capitaine

Cette histoire a été entièrement écrite par des joueurs sur le forum du jeu et n'est qu'un exemple parmi les centaines (les milliers) d'autres Role Play que l'on peut y trouver.

Elle raconte les derniers instants de la vie de F'Tarkin, ancien Capitaine du Comté d'Artois, patriarche de la famille des Kronenbourg et fidèle époux de Ladamedecaro.

Nous avons voulu vous montrer le texte dans sa version d'origine, sans le modifier. Aucune réécriture, aucune correction, aucune suppression n'ont été réalisées. Certaines interventions contiennent donc des fautes orthographiques ou grammaticales. Je vous prie de nous en excuser.

F'Tarkin

Une silhouette solitaire marchait le long des arbres, en direction de la maison de Ladamedecaro.

L'on sentait dans son allure un homme fort, robuste, un militaire probablement, mais que les épreuves du temps et de l'Histoire semblaient avoir courbé.

Néanmoins, il portait son armure, son heaume, son épée et son bouclier, tous frappés aux armes de son Ordre dont il fut l'un des plus fervents tenants.

Mais aujourd'hui, F'Tarkin revenait vers sa mie, Ladamedecaro, celle qui occupa ses pensées tout au long de sa retraite, et vers ce fils qu'il n'avait que peu connu.

Il s'avança, hésitant, sur le seuil, poussa délicatement la porte entr'ouverte, et la vit.

Elle était là, plus belle encore que dans son souvenir, assise avec l'enfant sur ses genoux. Enguerrant jouait avec un morceau de tissu. F'Tarkin sourit. Cette étoffe provenait de son propre Oriflamme que naguère il brandait avec Gloire sur les champs de bataille. Sa femme souriait au petit, mais des ombres de tristesse apparaissaient autour de ses doux yeux.

F'Tarkin frappa délicatement le chambranle de la porte...

Ladamedecaro

Entendant du bruit à la porte, Ladamedecaro leva la tête et aperçu le soldat à contre jour dans l embrasure de la porte ….. Un instant elle cru à une visite d’un chevalier inconnu mais il lui sembla que la silhouette ne lui était pas inconnu …..La taille la carrure des épaules le regard .. mon Dieu ce regard mais c’était ….

Elle comprit il était revenu … enfin …. Elle posa l’enfant à terre et s approcha doucement de son époux …. Et finit par se jeter à son cou laissant questions et réponses pour plus tard... Beaucoup plus tard .

F'Tarkin

Au matin, le soleil à peine levé, F'Tarkin quitta le lit, laissant son amour dormir paisiblement, l'air apaisée.

Il s'habilla prestement, en silence, puis gagna la chambre d'Enguerrant, ce fils qu'il n'avait que peu connu, et maintenant âgé d'un peu plus de deux ans.

Le bambin jouait avec son drapeau, heureux comme seuls savent l'être les enfants innocents. L'on reconnaissait en lui les beaux yeux de sa mère, son sourire, mais aussi une certaine dureté dans le regard, une fermeté dans l'expression lorsqu'il se concentrait sur ses jeux, et cela venait de son père.

F'Tarkin fut emporté par un sentiment de fierté paternel, en même temps que par une grande tristesse...

Dans 3 jours à compter de ce soir il ne serait plus. Trois jours de plus... C'est tout ce que la "sorcière" lui avait laissé grâce à son remède. Mais ces trois jours lui suffiraient amplement pour se réconcilier avec ses proches et surtout avec lui même.

Il prit son fils dans ses bras, qui n'en fut que peu effarouché. Enguerrant avait naturellement reconnu son père.

« Mon fils, je vais te raconter qui fut ton père. Je vais tout te raconter, et ainsi tu n'auras pas à rougir de moi, je l'espère...

Je naquis en Bertincourt il y a maintenant un peu plus de 40 ans. Ma mère mourut en me mettant au monde, chose fréquente encore à notre époque. La sage-femme qui l'accoucha, un peu sorcière, me prédit une double destinée:

- Que je me retire du monde au plus tôt, laissant les misères des autres de côté pour ne me consacrer qu'à la contemplation ou uniquement à moi, et je mourrais très vieux, mais seul et suite à une existence morne.

- Que je vive dans le monde, pour les autres, et je connaitrais l'amour, la joie, l'honneur comme la honte, mais je vivrais. Mais je mourrais avant mon terme.

Tel que tu me vois mon fils, je suis condamné. Sentant le mal venir en moi il y a deux ans, j'ai bien essayé par mes prières de demander à Dieu de me soutenir encore quelques temps, pour ne pas laisser ta mère et toi seuls. Mais rien n'y fit. Les docteurs me savent mourants. Je puis survivre encore plusieurs semaines alités, nourri de fols potions qui me débiliteraient, mais je m'y refuse.

Je veux mourir comme j'ai vécu, droit et fier. La sorcière sage-femme n'est plus, mais sa fille a hérité de ses connaissances en les plantes. Elle a pu me concocter un breuvage qui me permet de rester debout, mais qui brûle encore plus vite ma vie. Dans 3 jours au soir je ne serais plus. Tu dois donc entendre mon histoire...

F'Tarkin s'assit donc avec son fils dans le salon, et lui parla pendant des heures. Enguerrant, captivé par la voix de son père, et bien que trop jeune pour comprendre, l'écouta tout au long de la journée...

Ladamedecaro

Ladamedecaro se leva à son tour et s approcha doucement de la porte du salon .Elle voulait voir son epoux et son fils ensemble , ces deux hommes qui habitaient son coeur et qui se ressemblaient tant

Elle connaissait une partie de cette histoire , elle l avait deja entendu de la bouche même de f'tarkin quelques jours avant leurs noces , elle se dirigea vers son bureau et entreprit d'écrire une lettre aux amis du couple,comme le lui avait demandé F'tarkin la veille au soir .

" Mes amis

F'tarkin est de retour parmi les siens . Il serait ravis de revevoir votre visite et de discuter avec vous

Amicalement

Ladamedecaro "

elle envoya cette missive au chateau du duc de Savoie Général , à Pérouges chez DRprost , à Annecy chez Asiac et Alain83 , en Normandie chez Modius , en provence chez Edge et Gotha , à Murat chez trollfarceur , à Hubert ; à Amoulesolo

Une volée de pigeons s envola de la maison dans toutes les directions !

Ceci fait elle vient s asseoir à côté des deux hommes de sa vie pour graver dans sa memoire cette image d une famille unie

TrOgNoN_De_PoMmE

Trognondepomme répondit avec hâte à l'annonce de son amie :

Bonjour ! Comment allez-vous chère ex-collègue ? Je ne puis qu'imaginer le bonheur que vous devez ressentir, à revoir votre tendre, mais je ne puis qu'imaginer aussi l'angoisse de le savoir si souffrant.

Je vous destine ce courrier, ainsi qu'à messire F'Tarkin, il sera bref, mais je tenterai de le faire refletter au mieux ma pensée :

Je suis ravie de vous "revoir" (désolée, je ne puis venir vous rendre visite en 3 jours...), tous les trois, réunis ! Il est bien sûr décevant, que ce soit un retour si court... J'aurais aimé apprendre que messire F'Tarkin était revenu, à Bertincourt, accompagné de ma chère Dame De Caro et du petit marmot, ainsi que de tous les "ex"-Bertincourtois... Il aurait été agréable de boire un verre, dans la Maison Des Heureux Soiffards, et de sortir du placard, cette vieille machine à baffes... Et me voilà, à la place de rire en votre compagnie, à relater de vieux souvenirs, une larme au coin de l'oeil... Les temps changent dit-on, mais arrivera-t-on à s'y faire ?

Messire F'Tarkin, sachez que vous resterez toujours ancré dans ma mémoire, en tant que preu lieutenant, et très bon père de famille.

Quand à vous, Ladamedecaro, sachez que si vous avez besoin de vous reposer le coeur ou l'esprit, ma porte est grande ouverte, et mes oreilles aussi

Amicalement,

Trognondepomme.

P.S. : Pardonnez mes expressions maladroites

alain83

F'tarquin vous etes de retour!!!!!

quel joie de vous voir et de voir la famille kronenbourg reunis depuis si longtemps.

mon coeur saigne par la triste nouvelle de que vous annoncez, mais je serais la pour vous jusqu a votre dernier soupir, si vous voulez mon bras pour protegez votre famille dites le moi et j accomplirais cette tache come bon vous semblera.

F'Tarkin

F'Tarkin remercia ses amis, puis se retira sur la terrasse pour continuer à parler à son fils

J'ai passé une partie de ma jeunesse à errer de village en village, avant de revenir me fixer à Bertincourt, patrie de ma naissance.

Certains de mes amis y étaient resté, tel MarlaeAuvergne, déjà tourné vers l'Eglise, et Bors, qui mourut peu après.

J'y rencontrais d'autres personnes, tels Shreeder, MRPropre, Romaric, Yoshi_le_Dino et bien d'autres. Nous nous amusions bien, ne pensant pas au lendemain. Déjà des troubles secouaient l'Artois, avec la scission Normande, puis Champenoise, et enfin la première des Guerres Normandes.

Puis je rencontrais Hubert, mon mentor, à l'origine de l'Ordre des Chevaliers de la Licorne, dont les préceptes allaient diriger ma vie. Je fis donc candidature, acte de contrition, et fut enfin reçu comme simple écuyer.

A peu près à la même époque, je pus acheter ma première terre, un élevage de cochons.

C'était le temps des guerres économiques entre les différentes guildes maïs et cochons, le temps des spéculations, l'Age d'Or du Lys, et de la Pieuvre Noire. Le Baron était sur son déclin, CharlesMauricedeT avait déjà bien fait parlé de lui, tout comme Raoul d'Andresy, et l'on entendait murmurer sur les places publiques quelques noms qui devinrent célèbres par la suite: Darken, Luzifer, Mendoza...

F'Tarkin se leva et emmena son jeune fils au lit, voyant que l'enfant commençait à fermer les yeux. L'heure de sa sieste était venu.

Sencha

Sencha avait remarquer une certaine agitation et allers-venues dans la demeure de Ladamedecaro mais voyant que cela ne le regardait certainement pas et qu'il n'y avait probablement pas sa place, il passa devant et continua sa route jusqu'au lac afin d'aller remplir ses deux sceaux en eau pour sa forge.

Il ne put s'empêcher de jeter un regard bref et curieux et vit un homme grand et fort derrière la porte.

Il refléchit un instant, se disant qu'il l'avait déjà vu puis ne résolvant cette énigme, il poursuivit son chemin.

caitlyn

Un pigeon de race normande arriva en Savoie après un long voyage...

Ma très chère Damedecaro,

je compatis au malheur qui vous étreint, je ne peux me déplacer pour le moment, étant seule à la maison, en effet j'attends le retour de Modius, actuellement en voyage d'affaires, je le mettrai au courant de la situation dès son retour...

Je suis désolée de n'avoir pas eu l'honneur de faire la connaissance du patriarche de la famille Kronenbourg...

J'espère recevoir très prochainement de vos nouvelles, quelles qu'elles soient...

Soyez courageuse,

Votre p'tite belle-soeur, Caitlyn

Ladamedecaro

Ladamedecaro invita Alain83 à rester à Bourg et l'installa dans une des chambres de la maison

" D'autres visiteurs devraient arriver "

Puis elle entreprit de répondre à cette chere TrognondePomme

" Mon amie , ex collègue

J'ai été heureuse d'avoir de vos nouvelles . Je suis navrée que vous ne puissiez faire vos adieux personellement à F'tarkin , mais nous comprenons trés bien votre emepchement premier . Je vosu tiendrai au courant des évenements .

Vous etes pres de nous en pensées et dans nos coeurs

Amicalement

Ladamedecaro "

Puis elle rejoint F'tarkin , qui regardait Enguerrand dormir , entoura sa taille de ses bras et posa sa tête sur son épaule

" C est un enfant adorable tu sais , murmura t elle , sage mais capable des plus grosses colères ( je crois qu il a hérité autant de moi que de toi ) , il te ressemble par ce côté serieux quand il est concentré mais aussi par son humour . Je suis desolée pour ton drapeau , mais je m en suis servie comme couverture pour son berceau , une maniere pour que tu sois prés de lui et pour que l on sache qui il etait s'il m arrivait quelque chose ... il en a fait son jouet favoris , il ne le quitte plus .... Il me suit partout quand je travaille à mon atelier il est là il joue avec du bois , à la mairie il dessine calmement ... mais son passe temps favoris c est qu' on lui raconte des histoires sa préférée celle du " Capitaine et de la danseuse " ... je lui parle trés souvent de toi , de nous , de Bertincourt et de l'Artois !"

Meth

Un faucon dressé se présenta sur le perron de la porte de la demeure familiale des KnB. A sa patte était accroché un parchemin frappé du sceau de la Licorne Berrichonne. Voici ce qu'il disait :

Fier Chevalier, Cher Frère,

Je fût mis au courant par l'ami Luzifer

Que tes pas, en Savoie, encore résonnait

Bravoure et Fidélité, chez nous sacré, tu as toujours honoré

Ton honneur et ta mémoire , toujours nous nous efforcerons de respecter

N'aie crainte, une place pour toi t'attends dans la grande Lumière

A bientôt cher ami, nous nous reverrons au Paradis.

Profites bien de ta belle famille.

Profond respect,

Meth

Gotha

Dehors la pluie battait les habitations, les rues se transformaient en amas de boue, c'était la nuit en pleine journée...

Un cavalier trottait prudemment dans les ruelles de Bourg, prenant garde de ne pas tomber ni même abîmer la lettre qu'il convoyait.

Il s'arrêta devant la demeure des Kronenbourg, portant une lettre cacheté par le sceau de Voiron.

Le cavalier frappa à la porte, il pouvait déjà sentir de dehors la chaleur du feu que propagée la maison.

Une dame vêti très cossuement lui ouvra la porte lui demandant s'il souhaitait assistance. Le cavalier sourit, son maître lui avait bien dit que là-bas tout le monde était reçu comme un ami.

Il refusa poliement de rentrer et remit juste la lettre, adressée à la famille Kronenbourg, et non plus à Ladamedecaro seulement...

Bonjour à vous, Caro, F'tarkin et Enguerrant.

J'ai il y a peu de temps avant d'écrire cette lettre reçue votre missive. Alors que j'étais en grande discution avec ma femme Shallimar, à la lecture de votre papier elle me crut pris d'un danger immédiat.

En effet après avoir fini cette lettre je l'embrassa brièvement avant de filer au château, écrire cette lettre et quérir un des chevaliers disponibles pour vous la convoyer.

J'ai donc appris avec joie le retour de mon ami, mon capitaine, mon lieutenant, mon tuteur et enseignant. Cette joie fût bien entendu entâchée par la triste nouvelle qui l'accompagnait, mais nous le savions... Joie et tristesse ; bonheur, vérité et malheur, désespoire... ses sentiments qui se mélangent...

Je ne puis hélas venir te voir une dernière fois mon ami. Je suis trop encré dans mes affaires, tu me connais, ma femme, mes responsabilités mes projets... je me sens horrible de dire cela, mais je ne puis venir te voir une dernière fois...

Je ne sais quoi ni comment t'écrire. Toutes les choses ont déjà été dites et redites entre nous, nous avons tellement partagé, tu m'as tellement appris et donné...

Je lève mon verre une fois encore au plus illustre des hommes que j'ai eu l'honneur de connaître. Tu auras ta place dans mon coeur, je raconterai tes récits, je tenterai, oui tenterai mon ami de graver ton nom a jamais dans les mémoires.

Les hommes illustres doivent être connus, non pour la gloire ou la richesse, mais pour l'honneur et surtout les valeurs...

Je te salue une dernière fois F'tarkin Kronenbourg.

Profite bien de tes instants, Dieu gardera pour toi une place de choix au paradis.

Adieu.

Ton élève,

Gotha de Voiron.

Modius

Il entra à son tour dans la demeure des siens, et reconnu en un instant l'allure et la morphologie...

leus yeux se croisèrent et ils comprirent sans mots que c'était peut etre fini...

mais le sourire de modius revint vite à ses levres...

« Alors Papy, t'es revenu me casser les pieds, tu pouvais pas rester à faire tes machins pour que je continue à regner de main de maitre sur les KNB!!!! »

En une seconde, un rouleau à patisserie traversa la pièce, modius esquiva l'engin mais ne put eviter la soupière qui suivait...

Bordel de bordel de berde!!! fait dier caro, tu beux bas be foutre la baix, baby est revenu; fetons da!!!!

Il deboucha la meilleure bouteille qu'il est jamais eu dans sa cave... pris quelques verres et apres avoir servi tout le monde, leva son godet est dit:

NUNC EST BIBENDUM

Et il vida son verre d'un trait et resservi avec un sourire de futur bourré le patriarche qu'il aime tant...

A la tienne papy, tu resteras tjrs présent et jamais oublié...

tellement tu m'as fait ch...

M.

Bralic

Un planton de l'armée Franc-Comtoise arriva à Bourg et demanda son chemin aux paysans du cru qui lui indiquérent la maison des Kronembourg en le regardant bizarrement.

Arrivé devant la maison il frappa mais n'eut aucune réponse ne tenant pas à s'attarder, il glissa un pli cacheté aux armes du chevalier Bralic dans la boite aux lettres et repartit en jurant aprés son idiot de Capitaine qui n'avait donc rien de mieux à faire que de l'envoyer jouer les courriers.

De : Chevalier Bralic "le destructeur" Fauconnier, Vicomte d'Isles et tout un tas d'autres trucs.

A : Chevalier F'tarkin de Kronembourg

Mon ami, mon frêre.

Je suis à la fois terriblement heureux et desespérément triste.

Heureux d'apprendre ton retour parmis nous, heureux pour toi car tu peux revoir ta famille et heureux pour elle car elle peut te revoir. Mais j'ai cet immense pincement au coeur en sachant que tu ne reviens que pour mieux nous quitter.

Une personne telle que toi... un véritable chevalier, droit et honnorable mériterait de vivre des siécles en récompense de tout ce que tu as fait. Mais telle est la vie... elle ne connait point la notion de justice et bien souvent ce sont les meilleurs qui partent les premiers.

Les mots me manquent pour exprimer la fierté que j'ai à t'avoir connus et l'estimme que tu mérite de recevoir. Je ne suis pas doué pour les adieux, j'ai toujours préféré partir sans dire au revoir et m'évanouir dans l'ombre.

Sache cependant que tu restera toujours gravé dans nos coeurs, et surtout dans le mien, comme le héros que tu es.

Adieu donc mon ami, adieu mon frêre... Que les vents te portent vers une terre où tout n'est que bonheur et que tes derniers jours parmis nous en cette prison de terre te soient des plus agréables.

Bralic.

birkut

Birkut d'Imladris arriva tard à Bourg cette nuit là. Dès qu'il avait appris par Luzifer le retour tant attendu de F'Tarkin, il parti sur le champ de Carcassonne la belle...

Heureusement, il aperçu quelques villageois sortant d'une taverne et ceux ci lui indiquèrent la maison de la famille Kronembourg.

Arrivant au près de la batisse, il aperçu Ladamedecaro, qu'il avait croisé lors d'une réception lorsqu'il était en Dauphin, et à ses cotés F'Tarkin...ils étaient tout deux là à observer le ciel....

Mon Ami !!!! Mon frère !!! Enfin vous revoilà parmis nous....j'ai préféré venir voir ça de mes yeux.....

Mon parrain à la Licorne m'a beaucoup manqué .....mais j'ai pris en compte vos enseignements.....vous pouvez être fier de moi!!!

Alors comme ça, vous nous quittez encore une fois et pour toujours, triste jours que celui de votre départ mon frère....

wanou35

Mon ami.

Je ne sais que dire en te voyant ici...tu fais partie de ceux qui étaient présents à ma propre entrée dans l'ordre. T'en souviens tu?

J'étais jeune, en ce temps là, un chien fou avide de connaître le monde, avide de savoir, avide d'action.

Tu m'as appris. Comme pour tant d'autres, j'ai appris avec toi. Tu fus l'un des meilleurs. Tu es l'un des meilleurs. Tu resteras à jamais l'un des meilleurs.

Te souviens tu de mon adoubement? Tu étais là, toi aussi, parmi la foule, à nous féliciter, moi et amoule', pour notre passage au rang de chevalier. J'étais si fier à l'époque de porter le mantel gris à licorne d'argent...

Tu as été un exemple pour nous. Tu l'es toujours. Pour longtemps, on racontera aux ecuyers l'histoire de F'Tarkin, comme celui d'un brave qui écrivit de grandes pages du livre de la chevalerie.

J'ai grandi parmi vous, entre vos bottes, quémandant un conseil, donnant mon avis.

Je suis devenu chevalier, lieutenant, et maintenant capitaine. Regarde ce que je suis devenu, mon frère, regarde ce que je suis devenu.

Je suis devenu un homme, fier de son mantel, de son allégeance, fier de ses actes, car il a toujours suivi son coeur.

Cela, je te le dois. C'est à toi comme aux autres que je dois tout. Grace t'en sois rendu...

Un homme illustre, un exemple de chevalier. Voilà ta place, mon ami, mon frère, parmi nous. A jamais, pour les siècles des siècles, ton nom restera gravé en nous, à jamais...

Je n'ai pu me déplacer en personne, car je suis retenu en Champagne, pour les besoins de notre ordre.

J'espère que cette missive saura te dire à quel point je suis fier de te connaitre, à quel point je suis fier de l'homme que tu es, à quel point je suis fier que tu m'aies accordé un peu de sympathie, voilà longtemps.

Pars en paix, mon frère, requiescant in pace, et souviens toi que nous nous reverrons, car le royaume des justes t'appartient, et je ne compte pas te le laisser à toi seul...

Je souhaite tout le courage possible à ta femme et ton fils. Je sais qu'Asiac sera là pour les assister dans cette épreuve. Je sais qu'il saura leur insuffler le courage, la bravoure, et ton souvenir.

Pardonne moi, mon frère, pour avoir un jour douté de lui...

Que ta femme et ton fils n'oublient jamais que notre ordre leur est redevable, à jamais. Toujours, nos lames pourront se lever à leur demande, pour leur défense, toujours.

Pars en paix, frère, car nombreux sont ceux qui t'attendent, et nombreux ceux qui te rejoindront bientot, un de ces jours...

A bientot mon ami, mon frère,

wanou.

Craven

Bonjour bon F'tarkin,

Nous ne nous connaissons pas vraiment car nous n'avons jamais prit la peine de nous connaître davantage, mais je vous ai toujours admiré dans votre droiture et votre justesse.

Je suis heureux de vous revoir ici, que vous puissiez rendre un charmand sourire aux lèvres de Caro qui se languisait de vous.

Je vous serre la main, la main d'un héros, c'est vraiment un honneur pour moi que j'en perd mes mots.

Je vais donc vous laisser, reposez vous, et si vous avez besoin de quoi que se soit, je suis à votre disposition.

Au revoir messire

Craven

modius

et on entendait des hurlements provenant de la maison des KroNenBourg, des cris qui en général vous glacent le sang.

C EST A BOIRE A BOIRE A BOIRE, C EST A BOIRE QU IL NOUS FAUT

et on trinquait plus fort que jamais, vidant la cave de 300M_ des KNB qui n'etait plus remplie que de moitié, vins, liqueurs, bieres, tout y passait...

sur la porte ecrit en lettre gothique : nunc est bibendum

Ladamedecaro

Et une fête comme on en avait plus vu depuis Bertincourt s organisa dans la demeure des Knb !! Une fête en l hommage du maitre des lieux , de celles qu il aimait tant en famille entre amis et sans chichi

NUNC EST BIBENDUM

Asiac

Asiac arriva au pas de course. Il arrivait tous droit de Annecy. Il arriva sur la place public et se fraya un chemin jusqua F'Tarkin.

F'Tarkin je suis la, je suis si heureux de te revoir. Tu ma tellement manque. Pendant que tu étais parti je suis devenu un homme, un vrai. Je suis maintenant Connétable de Savoie et Lieutenant de annecy. J'espere pouvoir accomplire autent de chose comme tu la fait.

Sa fai si plaisir de te revoir, j'espere que d'autre ex-Bertincourtois viendrons ici pour faire une grande retrouvaille.

Deny

Un pigeon porteur d'une missive.

Deny du lavoir de Murat a écrit:

Frère F'Tarkin,

C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai appris votre retour par Frère Luzifer. C'est avec bien plus d'émotion encore que j'ai compris que ce retour n'était que votre premier pas vers un nouveau départ, éternel cette fois.

Il est bien dommage que nous n'ayons pas eût l'occasion de plus nous côtoyer même si, de part les récits fait par nos Frères, j'ai l'impression de bien vous connaître. J'aurais tellement à apprendre de vous...

Votre droiture m'impressionne comme elle impressionne certainement l'ensemble des Chevaliers des Ordres du Royaume.

Je ne peux venir vous saluer personnellement car les missions de l'Ordre et de l'Armée de Languedoc me retiennent en mes Terres. Peu importe me direz vous certainement l'essentiel étant pour vous de passer ces derniers jours en la compagnie de votre tendre épouse ainsi que de votre fils. Transmettez d'ailleurs mes amitiés à Ladamedecaro.

Mon Frère vous resterez éternellement en nos mémoires ! L'Ordre et le Royaume se séparent d'un Grand Chevalier...

Vous saluant humblement, Deny.

Edge

Un messager arriva avec une lettre de provenance d'Angleterre...

Le 11 janvier 1454

F'Tarkin... cela fait longtemps que je n'avais pas eu de tes nouvelles. Dès que j'ai eu vent de ton retour, je n'ai pas tardé à t'écrire. Comment s'est passé ta longue retraite au fait? J'espère que tu n'es pas trop rouillé, le temps a passé depuis...

J'ai écrit cette lettre à la va-vite, pour que vous ne tardiez pas à la recevoir. Vous, car bien sûr, je n'oublie pas Ladamedecaro et ton fils Enguerrant. Passe-leur le bonsoir ou le bonsoir de ma part, dépendant de l'heure où tu auras reçu la lettre. J'avais réussi à faire envoyer un des meilleurs cavaliers anglais pour cette lettre, qui a emprunté le bateau du Comte qui m'a fait cette faveur. Pardonnez-le si il n'est pas très bavard, mais il ne comprend rien au français.

Plus sérieusement, je me demande bien quels seront les projets d'avenir de la famille.

J'ai bien assez écrit pour aujourd'hui, mais je tâcherai de redonner d'autres signes de vie plus tard. Je dois retourner à une conférence importante avec le Conseil du Wiltshire.

Fais la bise à Caro pour moi,

Edge

dhromm

De retour de la mairie, dame dhromm se dirigea vers la maison de Ladamedecaro… Son pas n’était pas très assuré, mais elle était déterminée. Elle portait un petit panier d’osier couvert d’un tissu blanc.

Arrivée devant la maison, elle frappa… Un homme imposant au regard doux ouvra la porte, surpris de voire une inconnue…

Bonjour mon ami… J jj je suis une amie de Ladamedecaro… Lors de discutions dans mon auberge, j’ai appris votre triste destinée. Hemmm… Je vous apporte quelques petites choses : des légumes (surtout des carottes cultivées par mon mari) et du saucisson des montagnes… C’est bien peu de chose…

Je voulais vous dire : si mon mari ou moi-même pouvons vous rendre le moindre service afin que votre temps soit le plus possible avec votre famille : n’hésitez pas… J’irai au lavoir dans l’après midi, si vous avez des vêtements a laver, pour vous ou votre fils… Je peux repasser les prendre vers midi !

Passez une bonne journée brave homme… Et sachez que la compassion du peuple de Bourg vous accompagne !

Puis dame dhromm reparti, triste toujours, mais soulagée… Elle avais repris un peu de couleurs sur le visage…

F'Tarkin

Jusque tard dans cette nuit, F'Tarkin et sa tendre épouse lirent les lettres déposées par les porteurs ou les pigeons. De même, ils fêtèrent l'arrivée de leurs amis.

F'Tarkin fut particulièrement ému de revoir Asiac, son frère d'armes, son presque fils, et de lire les lettres de Bralic et Edge, de ses amis les plus fidèles.

Tous se couchèrent à la pointe du jour, mais F'Tarkin se releva deux heures après. Sa vie de soldat et sa retraite monacale lui avaient appris à se passer de sommeil, et il avait encore beaucoup de choses à raconter à son fils.

Il passa la première heure à observer sa femme dormir, se repaissant de son visage si doux, se remémorant leur rencontre, leur fiançailles puis enfin leur mariage. Les larmes aux yeux, il sortit enfin de la chambre conjugale pour aller voir Enguerrant. L'enfant ne dormait plus, et réclamait à sortir de son lit. Son père le prit dans ses bras, alla à la cuisine prendre du pain et du lait pour rompre le jeûn nocturne, puis sortit avec lui sur la terrasse.

Où en étais-je ? Ah oui, mon entrée à la Licorne.

Hubert fut donc mon mentor en Chevalerie, pendant que MarlaeAuvergne me faisait part de son Amour de Dieu. Alors, Hubert quitta Bertincourt, me cédant sa place de Lieutenant de Police. ce fut là mon premier poste au service des autres, et je gardait cette place jusqu'à la fin. Bertincourt était une ville paisible, mais je chassais néanmoins les spéculateurs, esclavagistes et autres vils de notre village. C'était l'époque Maxarys, notre maire membre de la Pieuvre Noire... Mais qui jamais ne coula notre économie.

Ce fut l'époque de la première prise du Chateau normand, ou plutot sa tentative par cette vieille canaille de CharlesMauricedeT, Dieu le garde. L'Armée Artésienne conduite par Krokodile et Darken alla le libérer des geôles normandes, mais au retour prit la ville de Dieppe. Cette prise fut la cause de bien des désagréments entre l'Artois et la Normandie et entre autre partiellement responsable de l'Affaire Bertincourt, qui entraina la Chute de Krokodile. Pour une simple affaire de fierté personnelle, CharlesMauricedeT avait mis en péril l'avenir de tout le nord du Royaume de France pour les 5 ans à venir...

L'affaire Dieppe battait alors son plein, la Pieuvre Noire sortait de l'ombre, et je commençais à me faire connaître de part ma fonction, à Bertincourt comme dans tout le Comté. Général créa alors l'Assemblée des Diplomates, connus aujourd'hui sous le nom de Gardiens. A l'origine bertincourtoise, cette Assemblée regroupa vite des personnes de tout l'Artois, puis enfin de tous les Royaumes. Mais nous n'en sommes pas là.

Admis au sein de ce groupe, nous militions contre les spéculateurs et les esclavagistes. Les nouvelles élections comtales approchant, nous décidâmes de monter notre propre liste. Je fus surpris d'y être en troisième position, n'ayant pas conscience de ma renommée grandissante en Artois. Les élections nous attribuèrent 3 sièges au Conseil, et ce fut là ma première entrée dans les bâtiments officiels d'Arras en tant que Conseiller Militaire. Et non je n'étais alors pas Capitaine.

Les tractations pour désigner le Comte furent de courte durée. CharlesMauricedeT, chef de file des Lys, grands vainqueurs, se refusa au poste, et c'est donc Krokodile, son "dauphin" officiel ui le devint sans grande difficulté... J'étais naïf et n'ai pas vu venir le piège à cette époque... je te raconterai la suite des affaires du Conseil Artésien cette après-midi

En Bertincourt, Maxarys nous quitta et LuckyStar26 devint maire. Mais victime d'une attaque de la Pieuvre Noire, il fut remplacé en urgence. Les élections suivantes virent la victoire de Yoshi_le_dino, notre dinosaure alcoolique favori... En tant que maire, il dirigeait la taverne municipale, et décida d'y engager des danseuses, 2 pour être exact, pour pouvoir attirer les clients plus facilement. La première danseuse réside toujours à bertincourt, il s'agit de Trognon_de_Pomme, qui devint ensuite la compagne de Yoshi. La deuxième était une nouvelle venue, une belle jeune femme aux yeux noirs, belle comme le jour et désirable comme une étoile tombée du ciel. A peine avais-je vu ta mère que j'en étais amoureux, l'avais-je vu dansé que je sus que je ne pourrais vivre sans elle... Ce fut le début de notre histoire, celle qui nous conduit ici toi et moi, face au soleil levant, sur cette terrasse. L'histoire de notre petite famille...

F'Tarkin prit son fils dans ses bras et alla se promener avec lui dans les bois environnants

Ta mère a bien choisi. Cette contrée est superbe...

Après un frugal repas, F'Tarkin et Enguerrant s'assirent au bord de la rivière, en bas de la maison. Assis côte à côte, chacun une ligne, ils passèrent leur après-midi à pêcher, temps que mit F'Tarkin à profit pour continuer son histoire

Le premier Conseil Artésien auquel j'ai participé... J'y suis rentré tout étonné, naïf et sans la pointe de cynisme que l'on m'attribue aujourd'hui. J'y étais d'abord Conseiller Militaire, titre creux en ce temps là. Présumant de mes fonctions, je me mis en tête de proposer aux autres régions une alliance de défense face à l'Anglois qui commençait à grandir. Quelles ne furent pas les réprimandes auxquelles j'ai du faire face! Et elles venaient de CharlesMauricedeT surtout, qui se comportait comme le Comte sans en avoir le titre...

J'ai ensuite essayé d'obtenir la définition exacte de mon poste, puis ai eu enfin accès aux casernes, sous la coupe de Darken, alors Capitaine. CharlesMauricedeT dirigeait plus ou moins ouvertement, Krokodile le laissant gérer les affaires courantes. Tout avait l'air de bien se passer...

Et un matin, me réveillant, quelle ne fut pas ma surprise de voir ma belle ville de Bertincourt aux mains d'un groupe de Normands venus en théorie pour "affaires commerciales"... Ils étaient dirigés par un autre Chevalier de la Licorne, le mari de Chloréal. Ils avaient pris Bertincourt sous le prétexte de la prise de Dieppe près de eux mois auparavant... Le village se mit en branle, et dans les 2 jours la mairie fut reprise, avec l'aide de nombreux artésiens venus de toute la région.

Sur ce, les normands responsables furent arrêtés. Et c'est à cette ocassion que Krokodile fit l'erreur qui lui coûta la place de Comte et qui déclencha probablement la Dernière Guerre Normando-Artésienne: il grâcia tous les accusés sans aucunement en référer au Conseil ni aux artésiens, et surtout pas aux Bertincourtois, les plus lésés de l'affaire.

Le Conseil, outré et dirigé par CharlesMauricedeT, vota la destitution de Krokodile en faveur de Darken. Et là commença la cohabitation des deux Comtes en Artois. C'est aussi à ce moment que je fis mon entrée dans la Caserne en tant que Capitaine, titre que j'ai conservé jusqu'à la fin.

Darken en appela au Roy, qui le confirma dans son titre. Ce que nous ne savions pas c'est que CharlesMauricedeT et Raoul d'Andresy, à la tête de plusieurs têtes brûlées artésiennes, marchaient en secret sur la capitale Normande. Ils prirent le Chateau au nom de Darken, entendant ainsi venger l'affront de Bertincourt mais aussi réunifier Artois et Normandie, comme par le passé. Le Duc Phooka fut envoyé aux geôles, torturé, et mourut de ses blessures. Les assaillants de Bertincourt furent tous jugés et condamnés par CharlesMauricedeT, à mort cela va de soit.

Raoul et CharlesMauricedeT demandèrent à Darken d'envoyer l'Armée Artésienne en renfort pour maintenir l'ordre en Normandie. Et c'est à ce moment là que je m'y suis opposé. Refusant une guerre sanglante non préparée et pour ainsi dire injustifiée, je m'opposais au Comte en titre en interdisant aux soldats de sortir des casernes en direction de la Normandie. J'allais même jusqu'à menacer d'exécuter moi-même sans sommation le premier qui ferait un pas dans cette direction. Des heures de harangue furent nécessaire pour calmer les hommes et obtenir un retour au calme.

Et c'est là que l'Usurpatrice fit parler d'elle pour la première fois. Tsarine, la femme de Krokodile à l'époque, arriva en Grande Halle de Arras et accusa publiquement le Conseil et Krokodile d'avoir eu connaissance de la prise de Bertincourt et d'avoir laissé faire... Elle se présenta comme la seule pouvant sauver l'Artois, et plus tard elle se targua d'être celle qui empêcha la Guerre de s'envenimer, en retenant les soldats... Elle n'avait fait que jeter de l'huile sur le feu, manquant provoquer une guerre civile... Dans le même temps, mes informateurs me prévinrent que la Champagne risquait de profiter du désarroi artésien pour prendre Compiègne de force, village artésien dirigé à l'époque par ... Tsarine elle-même. Déjà à cette époque elle manipulait et prenait les actes des autres à son compte.

Dans le même temps je dus me défendre, ainsi que ta mère, de fausses allégations à notre encontre, nous accusant tour à tour d'être de la Pieuvre Noire ou à la solde d'un groupe appelé la Ste-Géhenne, qui disait défendre l'Honneur des artésiens. Mais leurs accusations furent aisément démonté, mes amis et bon nombre d'artésiens me donnant leur confiance.

A la fin, Raoul et CharlesMauricedeT furent arrêtés par les troupes du Roy lui-même, décidé à arrêter cette folie avant de mettre le nord du royaume à feu et à sang, faisant ainsi le jeu de l'Anglois...

Ainsi, le mandat de ce Conseil tira à sa fin. Avant qu'il ne termine, je put travailler à la remise en forme de l'Armée, et nous décidâmes avec Général de mettre une nouvelle liste en lice pour la future élection.

Et ce fut à ce moment qu'une certaine famille dela Fère, dirigée par l'usurpatrice mais originaire du grand Mendoza, fit son apparition sur le devant de la scène... Et suite à une erreur de jugement de notre part à Général et moi-même, Tsarine l'Egoïste, l'Usurpatrice monta sur le trone comtale...

La nuit se levait doucement. F'Tarkin prit la main de son fils et ils rentrèrent tous deux gentiment vers la maison où les attendaient Ladamedecaro

Et demain mon, fils, je te conterai aussi notre mariage...

Ladamedecaro

Ladamedecaro les attendait sur le pas de la porte elle prit son fils dans les bras et regardant son mari au dessus de la tête de l enfant elle murmura

" Tout cela me parait si loin mais pourtant si proche ... par moment j ai l impression que tu parles d autres personnes que nous deux "

baissant le regard sur l enfant qui jouait avec une meche de ses cheveux

" Quel lourd héritage nous allons lui transmettre "

elle s approcha de F'tarkin et posa sa tête sur son épaule sans ajouter un mot

F'Tarkin

La nuit fut paisible. F'Tarkin et sa douce épouse parlèrent doucement jusque tard. Ils s'endormirent dans les bras l'un de l'autre.

Comme les deux jours précédents, il fut le premier levé. Il alla chercher son fils, un peu de nourriture, mais aussi une pelle. Il emmena Enguerrant dans le jardin, en haut de la colline, puis creusa un trou. De sa poche il tira une graine, un gland pour être exacte.

Ce gland vient de notre vieux Chêne de Bertincourt, là où j'ai fait la Cour à ta mère, et où elle accepta de m'épouser. J'ai pris cette graine en partant de l'Artois, espérant que de cette petite chose un bel arbre surviendrait.

J'ai épousé ta mère un beau jour de Mai, il y a plus de 3 ans. Elle était radieuse, et moi anxieux et impatient de pouvoir l'appeler "Mon épouse". Mais tout le monde eut un empêchement, donc nous célébrâmes seuls cet heureux évènement, ce qui n'en fut que plus joyeux. Neuf mois plus tard, tu vins au monde, notre trésor le plus cher.

Je la revois encore dans sa robe blanche, plus belle que l'aurore d'un matin de printemps, plus radieuse qu'un beau soleil d'été, plus splendide qu'un vol d'hérons sur la mer... Je l'aimerai à jamais.

Il planta la graine, l'arrosa quelque peu puis referma le trou. Après s'être nettoyé les mains, il prit aussi de son sac un rouleau de parchemin.

Tout ce que je te raconte, je l'ai consigné ici. Ce texte reviendra à ta mère, ainsi que certaines de mes lettres que je lui destine, à elle seule. A toi mon fils, j'offrirai mon Bouclier frappé à mes Armes, qu'il te protège tout au long de ta vie et tes descendants.

Je vais maintenant continuer mon histoire...

Ainsi le premier mandat de Conseiller que les artésiens m'avaient confié tiraient à sa fin. La campagne électorale faisait rage, avec des ragots et des accusations lancés de toutes parts, mais surtout par certains membres des de la Fère, qui se posaient en Héros et en Sauveurs, alors que leur vision de l'Artois n'était que rétrograde et élitiste. A leur tête se trouvait Tsarine, qui ne paraissait pas encore assoiffée de pouvoir. ou du moins le cachait-elle. Notre liste des Diplomates comportait une réforme des modalités du Conseil, réforme que j'avais proposé, pour éviter qu'un Conseiller n'ai trop de pouvoir dans un champs qu'il ne lui était pas dédié, ou encore que le Comte prenne des décisions arbitraires et injustifiées sans en référer au Conseil. Nous fûmes troisième sur cette élections, devancés par les de le Fère et la liste de Darken. Derrière nous se trouvait la liste de Lordion, qui entendait défendre les paysans. Mais aucunes des deux grosses listes n'avait de majorité, et alors débutèrent les plus longues tractations que l'Artois eu connu.

Trois semaines furent nécessaires pour trouver un compromis. Général et moi, les seuls Diplomates du Conseil, faisions la balance, et nous hésitions grandement. Les de la Fère étaient élitistes, mais la liste de Darken ne paraissait pas vouloir donner un quelconque poste de pouvoir aux de la Fère. De plus, Luzifer, de la liste des de la Fère, retourna sa veste et passa dans "l'autre camp", soutenant la liste de Darken. Quels soucis! Nous décidâmes de voter pour Tsarine après qu'elle eut promis de faire voter ma réforme au Conseil; promesse qu'elle tenue, mais elle n'appliqua jamais cette Loi.

Et alors commença son règne tyrannique et hégémonique, où elle fit tout pour promouvoir son pouvoir personnel, allant jusqu'à signer un Traité d'alliance avec la Champagne la reconnaissant de Droit Divin. Quelles ne furent pas nos disputes à ce moment-là! Je l'accusais de ne pas écouter le Conseil, de vouloir nous vendre à la Champagne et de se hisser au-dessus de sa position. Elle me rétorquai vivre pour l'Artois et être prête à donner sa vie pour l'Artois... L'Histoire nous amontré un autre visage...

Dans le même temps, Darken fut accusé par la Champagne et son Duc, Caedes, de vouloir renverser le pouvoir en place. Abasourdi, Darken se déplaça à Reims, et là il apprit qu'il aurait fomenté un complot lors de l'Affaire Bertincourt pour prendre le Chateau de Reims d'assaut... Alors que nous savions que les champenois avaient envisagés, avec probablement l'aide de Tsarine, de nous prendre Compiègne à cette époque! Incroyable... Tsarine se défendit en arguant qu'elle avait fait courir la rumeur de la prise de Compiègne pour avoir des soldats pour défendre sa ville, alors que nous avions des preuves du contraire...

De même, j'appris d'une source sûre que Tsarine et Caedes, que nous pensions alors encore Cardinal, s'étaient mariés dans le plus grand secret au milieu du mandat Comtal, ce qui faisait de facto de Caedes le dirigeant de l'Artois et de la Champagne. Je ne m'étonnais plus alors des manoeuvres de Tsarine en faveur de la Champagne. Mais elle refusa de l'avouer, se servant de sa "vie privée" comme d'un bouclier.

De même elle m'accusa de fomenter un complot avec l'Anglois car j'avais refusé de lancer les troupes sur les villes côtières en dégarnissant le Sud de l'Artois, sous prétexte que le Roy anglais d'alors, le sinistre LongJhonSilver, lui en aurait voulu personnellement et chercherait à la tuer...

Peu de temps après, elle me réclama d'envoyer des troupes en Bourgogne de manière cachée, sous un prétexte là-aussi fantaisiste, que les Bourguignons envoyaient des centaines d'hommes au Nord en essayant de rejoindre la Champagne en passant par l'Artois et ainsi de prendre le Chateau de Reims, renversant Caedes... Elle voulait que mes hommes aillent donc en Bourgogne, prendre les mairies, les vider de leurs réserves et de leurs finances, puis se regroupent et prennent le Chateau là-bas et emprisonnent le Conseil Bourguignon. Elle devenait folle. Je lui demandait de me citer ses sources, elle parlait de sources discrètes, des Pairs de France... je demandais à Thierry, actuel chef des Licorne et alors Pair de France, qui démentit et la reconnut folle elle aussi.

Elle tenta aussi de se promouvoir elle seule en scindant comme promis l'Artois en Flandres et Artois. C'était une bonne chose au demeurant, amis elle accompli en grand secret les tractations avec Manfred et son groupe, et eux uniquement, pour avoir ses vassaux à la tête des Flandres et diriger ainsi 3 régions: Artois, Flandres et Champagne... De rage, je fis éclater l'affaire au grand jour, retardant ainsi la scission, mais la permettant dans de bien meilleures conditions.

Puis vint le temps des nouvelles élections, encore plus violentes. Je pris la tête des Diplomates, avec un programme complet que certains de mes adversaires me reprochèrent comme trop long. Ce programme avait été élaboré avec GoTha, mon ami parmi les plus chers, qui fut celui qui m'apprit à exprimer mes envies de belle manière sur le papier. Ce cher GoTha, qui sacrifiera tout ce qu'il a de plus cher à une noble cause. Eut-il voulu qu'il eut fait un parfait Chevalier. Je suis heureux de l'avoir connu, et d'avoir à compter parmi ses amis.

Les de la Fère, et en particulier Tsarine et Dédé20000, étaient hargneux. Ils dénoncèrent Luzifer comme membre de la Pieuvre Noire pour lui faire perdre des voix. Bien sur cela était vrai, mais Luzifer était mon contact à la PN depuis près de deux mois, me renseignant sur les activités de ce groupe...

Les élections arrivèrent, et Tsarine perdit. Elle décida alors de s'en aller, ce qui montrait son attachement à l'Artois, dirons nous... N'ayant pas le pouvoir elle s'en alla rejoindre Caedes en Champagne, laissant heureusement sa place à JCaest, qui devint un de mes bons amis...Suite à ceci, exaspéré par ses manigances, le Roy lui-même emprisonna Tsarine et l'entendit en grande audience...

Je te raconterai le reste ce soir mon fils. Ta mère attend pour le repas de midi que nous allions chercher du bois et que nous l'aidions à cuisiner... As-tu déjà joué au lancer de Farine ^^ ?

Guillaume_de_Jeneffe

Il était tard à Tournai et les derniers éclats de rire se faisaient entendre dans une des innombrables tavernes de la ville aux cinq clochers. Exceptionnellement, Guillaume_de_Jeneffe était toujours là à deviser de tout et de rien avec ses amies et ses amis. Alors qu'il se préparait à recommander une tournée générale, un héraut aux armes de l'armée savoyarde poussa la porte épuisé.

- Oh là ami, dit Guillaume quelque peu réchauffé par le divin jus de houblon des Flandres. Que nous vaut votre visite? Mais vous nous avez l'air bien fatigué.

Il commanda alors une chopine supplémentaire pour le nouveau venu. Celui-ci semblait extrêmement fatigué mais cherchait à articuler quelque chose. Après quelques instants, il parvint à poser cette question:

- Quelqu'un ici connaît-il un certain Guillaume_de_Jeneffe, autrefois lieutenant de l'armée artésienne au sein de la caserne de Tournai?

- Oui c'est moi, répondit Guillaume qui commençait à être envahi d'un indicible trouble.

- J'ai cette lettre pour vous, dit le héraut.

A la lecture de la missive, toute la bonne humeur de Guillaume disparut.

- Que se passe-t-il ? lui demandèrent ses amis.

- Ceci est une lettre d'Asiac qui fut mon collègue et mon ami au sein de l'armée artésienne. C'est une bien triste nouvelle qui m'arrive mes amis, permettez-moi de me retirer.

Guillaume rentra sans un mot dans sa demeure qui lui paraissait encore plus triste que de coutume. "Ainsi, cela est arrivé... Pourquoi? Mon ami F'Tarkin, mon capitaine, vous qui avez fait de moi le soldat que je suis aujourd'hui... Non cela ne se peut. Pourquoi vous et non les brigands de ce royaume, pourquoi vous et non moi. J'aurais donné ma vie pour la vôtre... Le respect que je vous portais, mon admiration à votre égard, j'aimerais tant vous les dire en face. Mais malheureusement, je ne pourrais rejoindre votre village de Bourg avant le terme." Guillaume prit alors une plume et un morceau de parchemin et rédigea une lettre qui rendait au mieux, du moins l'espérait-il, ses sentiments à l'égard de son capitaine et son engagement à aider sa famille en cas de besoin. Il sortit alors de sa forge, trouva un courrier et lui ordonna de descendre en Savoie au plus vite afin de livrer cette missive à F'Tarkin, son épouse et son fils. Puis il rentra définitivement chez lui, s'enfouit dans sa couche et se re mémora tous les souvenirs qu'il avait de cet homme qui toujours lui avait servi de modèle. Enfin vaincu par la tristesse, il s'endormit, les larmes à l'oeil.

F'Tarkin

Après un heureux repas en famille, F'Tarkin décida de continuer son histoire à table...

J'en viens maintenant à la dernière élection à laquelle j'ai participé. Général étant absent, j'ai du prendre la tête de liste, accompagné de mes fidèles amis, GoTha, Asiac et bien sur ta mère, qui depuis un certain temps déjà travaillait avec moi toutes les affaires de politique.

La campagne fut sobre sauf pour une partie des de la Fère qui devinrent très aggressifs et essayèrent de déstabiliser leur adversaires par tous les moyens. De plus, des rumeurs identiques à celle de l'Affaire Bertincourt m'arrivaient aux oreilles de mes sources, selon lesquelles la Champagne prendrait Compiègne en cas de défaite de Tsarine...

Mais ce fut la liste de Luzifer aui l'emporta, suivie par celle des de la Fère, puis nous et enfin les calaisiens, nouveaux venus en politique (instruits par LeDiable, un très bon professeur).

Suite à sa défaite, Tsarine partit donc en Champagne, mais conserva son territoire en Compiègne, le Roy refusant aux propriétaires d'emmener leurs terres dans une ville ancienne. JCaest lui succéda au Conseil, un homme intègre et un bon ami depuis. Mais Tsarine essaya par l'aide de Dédé20000 de truquer les élections internes pour défavoriser Luzifer. Ceci fit se décider Syah, 2e des de la Fère et personne intègre, à quitter le Conseil et son parti, corroöpu et à la solde de l'Usurpatrice. Ce fut suite à ces différentes exactions que le Roy entendit Tsarine et manqua la condamner, ce qu'il aurait du faire avant, á mon avis... Cela aurait éviter des morts inutiles.

Enfin, suite à un consensus plus ou moins géne´ral, les deux candidats au poste de Comte furent Luzifer et moi, et ce fut lui que les derniers indécis choisirent. Je ne me plains pas bien au contraire, mon ami Luzifer ayant eu un règne très éclairé malgré la Guerre de Compiègne...

Le Conseil marchait admirablement bien, malgré les tentatives plus ou moins discrêtes de Tsarine et Dédé pour nous d´stabiliser et soi-disant prouver notre incompétence... Mais les Lois furent revues et corrigées, l'économie des villages fleurit, les gens étaient contents... Mais le danger rôdait...

Dans la ville de Compiègne, ville des terres de Tsarine retournée en Champagne, une certaine Stephy26, amie de longue date de Tsarine et sympathisante de la Fère (du mauvais côté en tout cas), posa sa candidature en Maire, avec un programme somme toute normal. Quelle ne fut pas notre surprise de voir que ce programme, à moins d'une journée de la fermeture des candidatures, affichait une volonté puissante de donner Compiègne à la Champagne, sous prétexte que l'Artois était dangereuse et soumise à la dictature!! Nous en sommes restés abasourdis au Conseil, particulièrement JCaest et Luzifer.

N'ayant pas le temps matériel de proposer un autre candidat valable avec un programme efficace, le Conseil demanda à Stephy de retirer cette motion, la déclarant illégale aux yeux du Conseil. Seule candidate elle était sure de gagner. Elle se posa en victime de menaces de notre part, alors que nous ne faisions que valoir la souveraineté du Conseil sur son territoire. Moins de 2 heures après son élection, Stephy donna hommage à Caedes de Champagne, réclamant son appui et son assistance pour "la défendre du méchant conseil artésien qui ne veut pas perdre sa ville!!"

Et de là partit la Guerre de Compiègne. Les membres du Conseil s'y rendirent plus ou moins vite en fonction de leur ville d'origine (Bertincourt étant très loin, je mis du temps à arriver). Stephy demanda aux nouveaux arrivants de prêter serment de non-violence envers la mairie et emprisonna tous les membres du Conseil artésien à Compiègne, mais pas les Champenois!! Elle fut immédiatement accusée de Haute Trahison, mais se réfugia derrière le flou juridique artésien, la Justice artésienne étant régie par la Coutume plus que par un texte. Et Caedes, probablement aveuglé par l'Usurpatrice, envoya ses troupes en Compiègne...

Et ce fut, au matin de cette première grande Guerre, que le destin se signala à moi: victime d'une attaque, je dus me retirer. Cela fait maintenant presque 2 ans... Et je mourrais demain mon enfant.

F'Tarkin prit son fils dans ses bras et le serra très fort. Il pleurait, non par peur de la Mort, mais pour la perte que son âme ressentait, en quittant sa femme et son fils

modius

Et la dernière goutte de la dernière bouteille fut engloutie.

La cave était vide, et nos coeurs aussi....

alain83

alain pensa au fond de lui que F'tarquin avait eu une vie bien agité, mais quel homme qui restera a jamais gravé dans nos memoire, alain aimé entendre c est histoire qu il lui rappelé d ou il venait, de bertincourt cette guerre sous les ordres de f'traquin, c est amis tué a cause de cette stephy et cette maudite tsarine.

alain avait 2 larmes qui coulait sur ses joue, si il pouvait donné sa vie pour F'tarquin il le ferait sur le champ.

adieux F'tarquin adieu mon amis que la vie de tes enfants soit comme la tienne droite et sincere

Drprost

Drprost arrivait directement de la Caserne. Il était déjà tard, et il avait peur qu'il ne soit trop tard... Il savait que le temps qu'il était imparti à son vieil ami allait bientôt expiré et il regrettait beaucoup de ne pas avoir pu venir avant.

En arrivant à Bourg, il se pressa, voyant de la lumière au loin dans ce qu'il semblait être la demeure des Kronembourg. Il arrivat enfin devant la porte de la vieille maison savoyarde, et, en passant sous une fenêtre, il entendit une voix. Elle racontait leur passé à tous, à tous ses vieux amis qu'il avait suivit et suivait encore depuis fort longtemps. Il se rappela son passé, et se souvint de l'homme qui parlait... Il se dit que la Savoie serait peut-être différente aujourd'hui si cet homme avait pu nous suivre, lui aussi. Il s'assit et écouta la voix parler toute la nuit. Il ne se souvint pas du moment ou il s'endormit, bercé par la voix qui lui rappellait son histoire, la voix d'un grand homme qui avait fait beaucoup pour son pays et sa famille.

Quand il se réveilla au petit matin, il se demanda longtemps ou est-ce qu'il était, se croyant retourner au château d'Arras, en Artois, et revivant la vie qu'il avait là-bas. Puis, il se souvint pourquoi il était là et une grande tristesse l'envahit.

Il regarda la vie envahir la demeure des Kronembourg et se décida à entrer. Il aperçu F’tarkin, assis devant la cheminée jouant avec son fils,Ladamedecaro occupée à préparer le repas et, silencieusement, s'assit en face de son ami. Aucune parole n’était nécessaire, tout était dit dans le regard qu’ils échangèrent : Tristesse, amitié, soutien … pas de blabla inutile, ces trois là se connaissaient trop pour en avoir besoin.

F'Tarkin

Mon dernier jour... Cette nuit je m'endormirais pour ne plus jamais me réveiller.

F'tarkin décida de passer sa journée avec sa femme et son fils, entouré de ses amis, et de se remémorer avec eux les bonnes histoires qu'ils avaient en commun. Il les firent tous venir autour de la grande table, reprit sa place de patriarche, et regarda autour de lui. Sa douce aimée, LaDameDeCaro, son fils Enguerrant, ses amis, Asiac, DrProst, Général, Modius...

GoTha manquait, ainsi que Luzifer et Hubert, Edge et MRpropre, Darken, CMdT, FrereNico, Trognon, JCaest, Bralic, GiantBigMac, Lordion... Et bien d'autres

MarlaeAuvergne, Yoshi et Shreeder avaient déjà quitté cette existence, il ne doutait pas de les revoir au Paradis si l'occasion lui en était donnée.

Mes amis, ma famille... Ce que j'ai toujours eu de plus cher au monde, avec l'Honneur. Vous souvient'il de la création de notre grande famille, du puissant Clan des KroNenBourg ?

Quelles ne furent pas vos exclamations lorsque vous apprirent que Yoshi était mon fils adoptif, et surtout le cri de désespoir de Trognon lorsqu'elle se rendit compte que Caro allait être sa belle-mêre ?

Et la ligue des alcooliques reconnus de Bertincourt ?

Et la machine à baffes, produit d'appellation contrôlée, en version 1, 2 ou 3 ?

Et les concours de claques ?

La rivalité Yoshi/Shreeder pour la place de Maire ?

Que de bons souvenirs je garde de ma vie. Merci à vous tous, et aussi à ceux qui n'ont pu venir...

A Asiac, mon frère d'armes, je t'offre mon épée, qui certes n'est plus toute jeune, mais qui m'a secondée en toute épreuve. J'espère qu'elle t'ammènera autant de chances qu'à moi.

A GoTha, mon frère de coeur, je t'envoie mon heaume, que tu te souviennes de ce soldat bourru aux côtés duquel tu as livré de grandes batailles en politique et en justice.

A mon fils Enguerrant, je lègue mon Bouclier, frappé à mes armes, qu'il te protège, toi et ta mère

A Général, je te félicite, tu es devenu Comte mon ami. Je te laisse ce livret qui contient toutes mes idées politiques venues de nos discussions de l'époque où je te secondais...

A DrProst, nous avons essuyé tant d'épreuves lors de ce dernier mandat ensemble... Que puis-je faire ? Sans toi, rien n'aurait pu se faire. Je serais tellement fier de toi si tu décidais de rentrer en Chevalerie, tu es déjà un Chevalier dans l'âme.

Enfin, à toi, la plus belle, mon amour, ma vie, LaDameDeCaro. Je ne puis rien t'offrir qui rivalise avec tes présents: ton amour et notre fils. Je te demande pardon, de ne pas avoir été plus présent à tes côtés, de ne pas pouvoir rester. Sache que où que mon âme aille lorsque le souffle me quittera, je veillerais sur toi, ainsi que sur notre fils. Je serais là, près de toi, toujours. Je t'aime et je t'aimerai par-delà la mort. Nous nous retrouverons bientôt. Ici bas je ne puis au final que t'offrir cette dernière soirée, je mourrais dans la nuit...

La voix brisée par la douleur et l'émotion, F'Tarkin but d'un trait une rasade de vin. Des larmes de douleur sillonaient son visage bourru, lui qui était plus habitué au fracas des armes qu'à cette douleur poignante de devoir la quitter...

General

Général qui s'était liberé de toute obligation pour passer cette derniere journée avec son ami, leva son verre après le discours de F'Tarkin et but lui aussi d'une traite son verre

En effet, après avoir vu partir bien des amis, les deux "rivaux" Shreeder et Yoshi, son ancien eleve en charpentrie Marlaeauvergne, et tant d'autres, il allait maintenant voir partir F'Tarkin...

Tous avaient eu une grande destinée. F'Tarkin devait certainement être le Capitaine qui avait le plus marqué les esprits.

Il prit alors la parole et dit :

Je te remercies mon ami, et leve mon verre à toi et ta belle petite famillle!

Tu m'as, ou plutôt, tu as toujours été loyal envers tes amis. Ton Onnour et ton Coraige n'ont jamais faillis!

Tu m'as tout le temps soutenu et conseillé. Je savais que je pouvais compter sur toi, comme tu pouvais compter sur moi.

Mon ami, si je vis assez longtemps pour voir grandir ton fils, pour le voir devenir un grand homme à son tour, peut être même un grand Capitaine, tu peux être assuré que je lui raconterais tes aventures, et celles que tu as vécues avec moi.

Et saches egalement que tant que je vivrais, je te defendrais toi et ta famille.

Je lève mon verre au plus grand Capitaine qui ait jamais existé! Ainsi qu'a tous nos amis qui sont déjà partis, tu pourras contempler de là haut, ton fils qui ne peut etre promis qu'à une grande et noble destinée!

Là dessus, Général bu son verre tout en regardant son ami F'Tarkin. On pouvait voir dans ses yeux toute la reconnaissance qu'il avait envers le Grand Capitaine, son ami de longue date, très longue date...

Ladamedecaro

Ladamedecaro se leva et vint s assoir sur les genoux de son époux , les joues baignées de larmes , la voix cassée par l emotion elle murmura

" Je me souviendrai à jamais du jour ou nos regards se sont croisés à la Taverne de Yoshi le dino , de ton premier sourire si rare à l époque , de nos promenades au clair de lune .... je garderai dans mon coeur le souvenir de notre mariage si peu conventionnel mais d une gaité folle , les promesses que nous avons echangé ce jour là n'étaient pas des paroles en l'air .

Je t aimerai pour toujours F'tarkin Kronenbourg , j ai lié ma vie à la tienne pour le meilleur et pour le pire , en sachant que le pire pouvait arriver plus vite que nous l aurions voulu .... Mais je ne regrette rien , et recommencerai les memes choses si Dieu m en donnait la possibilité .Tu resteras toujours dans mon coeur comme mon mari , mon amant , mon âme soeur et mon ami ... Une partie de moi partira avec toi cette nuit ..... J'espere que ces derniers jours , qui nous ont ete accordé ,auront permis un nouveau petit miracle une petite part de toi , ton dernier cadeau .... un petit frère ou une petite soeur pour Enguerrand ."

Pour ses dernières heures parmi les siens, F’tarkin se réfugia dans la chambre du couple. Il avait déjà fait ses adieux à ses amis, une dernière fois il leur avait parlé à chacun en tête à tête. Il avait passé une partie de l’après midi à jouer avec son fils, puis une dernière fois il l’avait serré longuement dans ses bras, l’avait regardé intensément comme si il voulait graver son visage dans sa mémoire.

Ladamedecaro confia l'enfant à sa cousine Lalianis et rejoignit son époux pour leurs derniers moments en tête à tête .Seuls dans cette chambre ils discutèrent, pleurèrent, s’embrassèrent comme seuls des amants savent le faire, seuls au monde et sourds aux bruits extérieurs, seulement tourné l un vers l autre, l un pour l’autre.

Aux premières heures du jour sentant ses forces l’abandonnées, F’tarkin s’allongea, son épouse à ses côtés, les heures passèrent. F’tarkin était calme, en paix avec lui-même, un léger sourire flottait sur ses lèvres sachant ce qui l'attendait, il était heureux malgré tout d'avoir pu vivre ces derniers instants en de ces êtres tant aimés. Ils se remémorèrent encore une fois les bons souvenirs comme les mauvais. F’tarkin remit à son épouse le parchemin sur lequel était écrit l histoire qu’il avait raconté à Enguerrand , à charge pour elle de la transmettre dans le futur à leur enfant ; il lui remit également une liasse de lettres et des documents .

C est main dans la main, les yeux dans les yeux qu ils attendirent la fin

F’tarkin Kronenbourg

Baron d’Yvoire

Ex Capitaine des Armées Artésiennes et Colonel de la Marine Artésienne

Ex Lieutenant de Police en Bertincourt

Chevalier Hérault de la Licorne de l'Artois

Membre de l'Assemblée des Diplomates ( Gardien )

Patriarche des KroNenBourg

Rendit son dernier soupir à l'aube du 15 Janvier 1453, à Bourg Duché de Savoie entouré de son épouse, des membres de sa famille et de ses amis les plus proches.

F'Tarkin

Et l'on dit que le matin même, son vieil étalon de guerre, aux écuries de Bertincourt, sentant la mort de son maître, rendit l'âme lui aussi

F'Tarkin est mort....

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